Chapitre 1 : Léra la citée aux dragons.
Léra, capitale de Francia, la citée des dragons, est l'emblème de l'évolution économique et culturelle de Francia. Elle est construite autour de la tour royale, haute de 200 pas, soit à peu près 871 pieds. Cette tour fut érigée en l'an 85 par le mage Harïpot-heur, qui avait fait appel à un sort du 5ème cercle pour contrôler l'élément de la terre. En bas de cette tour se trouve les services administratif, et au sommet, les dragonnières, pour faciliter les troupes volantes, car il faut le rappeler, Léra et la ville où l'on trouve le plus de dragons apprivoisés, aussi bien pour le transport de troupes militaires, que de marchandises.
Dans la zone 51 des dragonnières, la zone où se trouvent les dragons permettant la transmission de messages urgents, se trouve un homme : Ighor Quosimado. Le physique de cet homme sentait la violence d'un travail difficile et rigoureux. Ses mains étaient rugueuses mais rudes, son corps était couvert de cicatrices dues en grande partie aux violents coups de griffes de dragons mal dressés, ses yeux était injecté de sang à cause de ses paupières absentes, restaient certainement dans la gueule d'un dragonneau mal nourri et son crâne n'était qu'un amas de brûlures. Cet homme est la, à découper des c½urs de b½uf pour nourrir ses fidèle compagnons de vie, les 4 dragons rouges : Hanni, Baal, Lek et Theur. Le couteau faisait des allers retours en découpant les morceaux de viandes. Ses gestes était précis, plus précis encore que certains chevaliers qui s'entraînaient et qu'il avait si souvent contemplé par les écoutilles de sa petite chambre. Il fut interrompu par un claquement sec. La porte de cette cuisine de restaurant pour dragon s'ouvrit. Un homme vêtu d'une veste d'un rouge sang fort prononcé fit irruption dans la salle. Cette longue veste recouvrait totalement l'ensemble de son corps, une capuche large plaquait une ombre sur son visage qui ne dévoilait à Ighor que la bouche et la longue barbe de son interlocuteur. Ce personnage était familier à Ighor, il était le seul être à lui adresser la parole dans cette tour. D'ailleurs, il était le seul qu'il voyait. Cet homme s'appelait Edouard Frolo et il était le conseiller direct du roi Pichel Deliere II.
« -Ighor j'ai un ordre pour toi ! s'écria t-il à peine rentré
- ou-ou-oui maître »
Ighor était impressionné par cet homme, il sentait bon, et avait toujours un timbre de voix autoritaire malgré la blancheur de sa barbe, et la maigre épaisseur de ses épaules. Ighor n'en aurait certainement fait qu'une bouchée s'il fut assez téméraire pour le faire.
« - prépare les dragons, ils vont être envoyé au différents coins du grand continent...
- pourquoi les dragons rouges maître ?
- comment oses-tu me couper Ighor Quosimado ? devrai-je te rappeler ta place ?
- non maître, pas taper Ighor...
- bien prépare les, je t'ai marqué le nom des quatre cibles concernées ainsi que leur localisation approximative.
- Bien maître. »
L'homme en rouge reparti d'un pas déterminé et agassé. Arrivé devant la petite porte de cette cellule aménagée, il fit volte face et s'exclama :
« - la prochaine fois que ton langage dépasse encore mon autorité, tu recevras autant de coup de fouet que de verrues sur ton affreux visage »
Il ouvrit la porte et s'en alla, sans ce soucier du regard empli de tristesse d'Ighor, qui avait ce sentiment d'avoir manqué de respect envers son protecteur de toujours.
Il retourna près de la table, la où la feuille avait volé. Elle était couverte de sang de b½uf. Cette satanée feuille avait attérie directement dans les éclaboussures de l'opération découpage de b½uf. Dans l'esprit hébété d'Ighor, se dessinaient toutes les taches qu'il devait effectuer afin de mener sa mission à bien. Il devait nourrir ces quatre chenapans de dragon, leur lire plusieurs fois le nom et l'adresse des personnes qu'il allait rechercher, et surtout leur montrer leur portrait. Ce fut vite fait et quelques instants plus tard, Ighor revint dans sa cellule, couvert de sang à la main gauche. Il fallait bien que Hanni montre son titre de male dominant à Theur, sa compagne de monte régulière. Ighor se dirigea vers un levier en bois qu'il actionna quatre fois, et s'écria :
« -partez du donjon, Dragon !!! ».
Les dragons sortirent des dragonnières par une trappe prévue pour sur le toit de la tour royale.
Ces animaux sont une fierté nationale, issue de croisement des plus prestigieuses races de dragons, et possèdent le mélange de toutes leurs capacités. Ils étaient dépourvus de bras et de mains, permettant ainsi une meilleure pénétration dans l'air, et une économie d'énergie pour voler plus longtemps. Les écailles sont si petites et tellement serrées que l'on aurait dit une peau d'elfe, aussi douce que lisse. Les yeux de ces forces de la nature, sont très grands pour qu'ils puissent regarder de très loin et avec une précision énorme, ils pourraient voir un Igwaïe se balancer de branche en branche au sommet du mont le plus élevé des montagnes de la couronne. Ne mesurant que trois pas, ils se distinguent de loin par leur couleur rouge rubis, leur provenant de leur ancêtre le Rubicont cendré.
Hanni, Baal, Lek et Theur forment une ligne parfaitement droite, quand tout à coup, Hanni se détache du groupe et file droit vers le sud. Baal, quand à lui, freine se positionne derrière le regroupement et déploie ses ailes afin d'effectuer une man½uvre d'arrêt, il sent que sa cible est proche. Lek et Theur font route commune encore plusieurs heures puis finissent par se séparer, Lek vers l'ouest et Theur plein nord.